Des pistes pour mieux valoriser les agneaux bio
La saisonnalité de la production d’agneaux bio pénalise les mises en marché. L’attente des consommateurs est pourtant
réelle sur ce produit.
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En Pays-de-la-Loire et Poitou-Charentes, 50 éleveurs ovins sont membres d'Unebio,pour un effectif total de 2 000 têtes. Entre 2016 et 2017,le nombre d’agneaux abattus a progressé de 12 % - de 1 300 à 1 400.
Mais le groupement voudrait en faire plus. Problème : la saisonnalité de la production d’agneaux bio réduit fortement la marge de manoeuvre commerciale. « Dans le nord de la France, les sorties s’étalent majoritairement de juillet à décembre, ce qui ne correspond pas au pic de consommation constaté à Pâques, et dans une moindre mesure à Noël », indique Camille Brillion, coordinatrice filière chez Unebio.
En 2018, Interbev a bien lancé une campagne de communication sur “l’agneau bio d’automne” afin d’inciter les amateurs à changer leurs habitudes de consommation, « mais il est encore trop tôt pour mesurer son impact réel », reconnaît Camille Brillion. Le groupement incite aussi ses adhérents à dynamiser eux-mêmes la filière, notamment par des animations en magasin afin de pouvoir dialoguer avec les chefs bouchers et les consommateurs.
« Le creux dans la valorisation est particulièrement sensible sur les produits transformés », estime Agnès de Tournadre, responsable de secteur Normandie Poitou-Charentes Pays-de-la-Loire chez Unebio. Un marché dominé par la tranche des 18-35 ans. Des recherches sont en cours pour identifier d’autres produits carnés à base d’agneau bio, « mais nous devrons nous efforcer d’équilibrer la valorisation, entre des animaux typés découpe et des animaux typés boucherie », met en garde Agnès de Tournadre.