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Végétal
Fleuron d’Anjou étend sa toile à l’international

Le développement de débouchés grand export et l’innovation, priorités de la coopérative angevine.

Christophe Thibault, président du conseil d’administration et Yves Gidoin, directeur général. Fleuron d’Anjou a créé une filiale, FDAInternational, qui exporte fruits et légumes dans le monde entier.
Christophe Thibault, président du conseil d’administration et Yves Gidoin, directeur général. Fleuron d’Anjou a créé une filiale, FDAInternational, qui exporte fruits et légumes dans le monde entier.
© AA

Fleuron d’Anjou, c’est une activité en légumes et petits fruits, pour environ la moitié du chiffre d’affaires, une branche fleurs et plants, pour l’autre moitié. Ce sont aussi des filiales, moins connues, qui contribuent à diversifier les marchés de la coopérative angevine et à apporter des perspectives aux producteurs et passer les crises plus sereinement. C’est le cas de Fleuron d’Anjou international, filiale en pleine croissance dont l’activité a débuté en 2008 (et déjà 10 millions de chiffre d’affaires en 2011). Elle est spécialisée dans l’exportation de pommes sur l’Asie du Sud-Est, le continent américain, la Russie ou encore le Moyen-Orient. Pour Fleuron, la pomme (que la coop commercialise mais ne produit pas) est une clé d’entrée sur tous ces marchés, permettant de trouver de nouveaux débouchés pour ses produits, comme l’échalote et l’échalion. Fleuron, c’est également une filiale à Rungis, La Renomière, qui commercialise fruits et légumes (5 millions d’euros de chiffre d’affaires), et l’entreprise leader sur le marché des plants potagers et aromatiques, Taugourdeau Plants, qui a été rachetée par la coopérative en fin 2010.  Si le chiffre d’affaires de la coopérative s’établit en 2010-2011 à 42 millions d’euros, le CA consolidé comprenant les trois filières s’élève, lui, à 67 millions d’euros. Les chiffres ont été présentés lors de l’assemblée générale, le 6 janvier à Saumur. Une future plate-forme logistique Fleuron d’Anjou prépare, “avec cinq autres opérateurs majeurs” du végétal spécialisé, un important projet de plate-forme logistique horticole commune, annonce son président Christophe Thibault. Ce projet est conduit dans le cadre de Végépolys. “L’objectif, est, à plusieurs, de représenter une masse critique, notamment pour négocier avec les centrales d’achat”, explique-t-il. Cette “massification de l’offre” devrait voir le jour d’ici un an, avec à la clé une réduction des coûts de transport.  Conforter les filières maraîchères“Le bassin de production légumier a du mal aujourd’hui à évoluer. Nous souhaitons faire revenir un tissu de producteurs, mettre en place de gros projets dans des productions où nous sommes capables de vendre”, explique Yves Gidoin, directeur général de Fleuron d’Anjou. Un plan de développement avec cinq familles de produits leaders a été mis en place (pour la mâche, les asperges, les légumes bottes, les légumes anciens et les bulbes). Plan qui commence à porter ses fruits : en 2011, 75 hectares de plus ont été cultivés par les adhérents de Fleuron d’Anjou (ce qui porte à presque 900 hectares les surfaces). Des terres qui étaient auparavant exploitées en grandes cultures.

S.H.

Cinquante ans

La coopérative, fondée en 1962, marquera cet anniversaire par trois événements :- le lancement, dans quelques semaines, d’une nouvelle version de son site internet, avec une partie grand public,- en juin, la participation active à la seconde édition de l’Anjou vélo vintage, à Saumur (atelier de dégustation de recettes à base de légumes anciens), - la célébration de l’anniversaire en septembre à Terra Botanica.

Conjoncture  2010-2011

Le climat perturbe les productions végétales

Les productions légumières ont subi les conséquences de la météo : les températures estivales dès le printemps ont bouleversé tous les plannings de production et de vente. L’abondance anormale de produits a pesé fortement sur les cours. Et cela continue.  En ce moment, la mâche, production phare de la coop avec un quart des surfaces, “pousse à un rythme deux fois plus rapide qu’en temps normal”, souligne Yves Gidoin. Des producteurs sont contraints de détruire des invendus. S’ajoutent à ces aléas climatiques deux autres facteurs : la crise de l’E.coli et les différentiels de coût du travail au sein de l’Europe, qui “pénalisent nos productions” souligne Christophe Thibault. Le marché de l’échalote est, lui, beaucoup mieux orienté, avec “un niveau de valorisation plus satisfaisant et de nouveaux marchés à l’export”.L’activité horticole a également fait les frais d’un printemps anormalement sec et enregistre une baisse de son chiffre d’affaires.

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