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Collectivités
Réseau local : les premières Rencontres très suivies

Comment mettre en relation offre et demande de produits.

Les interventions de la Ligue d’improvisation Nantes Atlantique ont pimenté les débats.
Les interventions de la Ligue d’improvisation Nantes Atlantique ont pimenté les débats.
© AA

Les premières Rencontres du Réseau local ont rassemblé 180 personnes, mercredi 26 septembre au Campus de Pouillé, autour de l’approvisionnement en produits locaux de la restauration collective. Des producteurs, des grossistes, des chaînes de restauration, des chefs de cuisine, des élus sont venus échanger. Le Réseau local a été créé en janvier, à l’initiative de la Chambre d’agriculture, du Conseil général et de l’Association des maires. Il regroupe 200 agriculteurs et entreprises agro-alimentaires, et une cinquantaine de collectivités et d’établissements. “Notre travail collectif vise à mettre en relation, en dialogue tous des interlocuteurs qui, jusque-là, n’avaient pas l’habitude de travailler ensemble”, rappelle Michel Brossier, élu à la Chambre d’agriculture et membre de l’association des Éleveurs du bocage choletais qui fournissent de la viande bovine aux collèges. Pour les agriculteurs, la démarche n’est pas seulement financière.  “Nos objectifs sont de faire consommer des produits locaux, faire vivre l’économie sur un territoire, mais aussi remettre en avant les savoir-faire des agriculteurs et communiquer sur les métiers où le besoin de renouvellement est très fort dans les années à venir”, complète l’éleveur. Pas plus cher Cette action s’inscrit dans le droit fil des préconisations des pouvoirs public en matière de nutrition santé et de développement durable. Dans les faits, la part des produits locaux progresse. Accompagnés par la CA, plus de 55 établissements ont engagé la démarche en Maine-et-Loire. En deux ans, certains ont plus que doublé leurs achats, les plus engagés atteignant même 50 % de produits locaux. “Souvent, on commence par les fruits et légumes, car c’est le plus simple, puis on introduit les produits carnés”, explique Michel Brossier. Les partenaires du Réseau local s’emploient à lever les freins à l’utilisation de produits locaux. Ils démontrent par exemple que ce n’est pas forcément plus cher : “il existe des leviers pour réaliser des économies, tout en gagnant en qualité nutritionnelle et en luttant contre le gaspillage”, explique Jean-Luc Davy, président de l’Association des maires. Dans une quinzaine de collèges, le grammage des steaks hachés a été ainsi ramené de 125 grammes à 15 % de matière grasse à 100 grammes à moins de 10 % de MG. Certains établissements hésitent cependant à franchir le pas, à cause des coûts élevés de livraison. “Le Réseau local peut intervenir pour créer le maillon manquant : cela peut être la construction d’une  mini plate-forme de distribution qui serait commune à plusieurs collèges isolés, par exemple”, précise Michel Brossier. À l’avenir, le Réseau espère renforcer encore les liens en permettant aux producteurs et entreprises de  contractualiser à la fois sur les volumes, la périodicité et les prix.

S.H.
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