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PAC 2014-2020
Après le temps européen, les discussions seront engagées au niveau national

Henri Brichart, vice-président de la Fnsea en charge des dossiers internationaux, a présenté aux Frsea de l’Ouest l’analyse de la Fnsea sur le projet de Pac d’après 2013

Henri Brichart.
Henri Brichart.
© A. CONTÉ/RÉUSSIR

Le 18 novembre se tenait une réunion des FRSEA Bretagne et Pays de la Loire avec le secrétaire général de la Fnsea, Dominique Barrau, pour faire le point sur les dossiers d’actualité. Henri Brichart, 2e vice président de la FNSEA, en charge du dossier de la Pac, était également là. Sans préjuger de la position de la FNSEA, Henri Brichart explique l’analyse de la FNSEA vis-à-vis de cette Pac 2014-2020.

On peut déjà noter un grand nombre de déclarations, de positions sur cette Pac d’après 2013. Quelle est la position de la Fnsea sur le calendrier de travail ?
Henri Brichart : la Fnsea cons-tate qu’il va y avoir deux temps à ne pas mélanger : le temps européen, tout d’abord. Nous sommes, à l’heure actuelle dans ce temps-là, et c’est ce qui va déterminer tout le reste. Je veux rappeler qu’il y a plusieurs discussions en débat au niveau européen : le budget global de l’Europe pour la période 2014-2020 en est la principale et je constate que les États n’ont pas tous la même vision de ce budget. Ce débat va durer au moins un an. En même temps, au niveau européen, se discutent les contours de cette future Pac, et pour la première fois, il va y avoir une co-décision entre la Commission et le Parlement. Là encore, les choses ne sont pas calées, loin s’en faut. La Commission a fait une proposition mais les États sont en train de les discuter et je peux vous dire que les débats sont âpres. Comment cela va-t-il se terminer ? Honnêtement, nous ne le savons pas pour l’instant. Le 2e temps de travail sera français mais il ne peut être engagé qu’une fois le temps européen terminé.

Quelle est l’analyse de la Fnsea sur les propositions de la Commission ?
De nombreux points ne nous conviennent pas. Nous sommes déçus par le manque d’ambition de la Commission sur le volet “organisation de marchés”. Sur l’organisation des producteurs, il pourrait y avoir des avancées pour les producteurs de lait, mais pas pour les autres. Il faudra donc aller plus loin, notamment en ce qui concerne le droit de la concurrence, érigé en dogme par la Commission. Sur la question des aides directes, la Commission propose un mille- feuilles complexe, prévoyant que 30 % des soutiens dépendront de mesures de verdissement. La Fnsea considère que ce taux est trop élevé et que les mesures de verdissement sont trop rigides. Cela est incompatible avec le fait que l’agriculture doit pouvoir s’adapter plus facilement à un monde en mutation. Ce point, par exemple devra évoluer. La Fnsea pèsera de tout son poids pour cela. De plus elle sera très attentive à d’autres mesures aux incidences très fortes pour l’agriculture française : la question des convergences européenne et nationale des soutiens, et la question du couplage de certaines aides, par exemple.

Comment la FNSEA va-t-elle travailler à présent ?
Toutes nos équipes sont au travail sur ce projet de la Commission. Et nous organisons, mi-janvier, un séminaire de deux jours avec l’ensemble des Fdsea et Frsea de France et des associations spécialisées pour partager l’analyse de la proposition de la Commission, confronter les différents points de vue des régions et des productions. Ce séminaire débouchera ensuite sur une position de la Fnsea. D’ici là, les départements, les régions, les productions vont faire leur travail d’analyse pour que le séminaire de janvier soit le plus riche possible. Tout le réseau est donc au travail, sans brûler les étapes.

Propos recueillis
par Jean-Paul Goutines

Syndical

Deux nouvelles réunions régionales ont réuni une centaine de personnes dans la Vallée et le Layon-Saumurois

Âl’issue des cinq réunions régionales proposant aux adhérents de s’exprimer  à travers des ateliers thématiques sur leurs visions de la croissance durable dans leur entreprise ou leur territoire, ce sont près de 400 adhérents qui se sont prêtés à l’exercice un peu inhabituel pour eux.
Même tiercé gagnant pour les thèmes jugés prioritaires en termes d’actions à conduire ou à
impulser par la FDSEA : le rôle des producteurs dans leurs filières, les nouveaux gisements de croissance pour l’agriculture, les nouveaux outils de gestion des risques.
Il s’agit là des résultats globaux, qui cachent des expressions nuancées et diverses sur les différentes thématiques.
Les cinq cartons régionaux compilant les réponses individuelles de chacun et les points de vue exprimés dans les groupes vont désormais être plus finement analysés, et reviendront vers les participants aux ateliers lors des assemblées générales cantonales programmées sur décembre et janvier.
Se projeter sur l’agriculture des années à venir, c’est bien aussi disposer de l’information et comprendre ce qui est en jeu dans la réforme de la Pac actuellement en débat, pour les exploitations de la région, dans un contexte budgétaire européen difficile. Ce n’est que le début d’une projection qui appelle explication, analyse, confrontation d’idées et de visions de la Pac d’ici quelques années. Les participants apprécient en tout cas que les sujets soient posés sans détour, et en amont des décisions qui se prendront à Bruxelles et à Paris dans l’année qui vient.

P.G.
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