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Vie pratique
Connaître le pourquoi pour maîtriser le comment

Une journée technique s’est tenue à Cossé-d’Anjou.

À dents, disques ou bêches… le choix du matériel de déchaumage détermine ce qu’il sera possible de faire ou pas dans ses itinéraires et, bien entendu, la qualité du résultat.
À dents, disques ou bêches… le choix du matériel de déchaumage détermine ce qu’il sera possible de faire ou pas dans ses itinéraires et, bien entendu, la qualité du résultat.
© AA

Viens avec ton déchaumeur… nous analyserons à quoi il sert. C’est sur ce principe que, le 8 juillet, suite à la demande de la Cuma des Quatre saisons, la FDCuma et la Chambre d’agriculture ont animé un rendez-vous “bout de champ” à Cossé-d’Anjou, basé sur une démonstration comparative des différents types de matériels utilisés pour le déchaumage. “Des Cuma voisines sont venues avec leur matériel et ont témoigné de leurs pratiques. Des concessionnaires ont également présenté un ou deux outils chacun”, explique Innocent Pambou, de la Chambre d’agriculture 49. Au-delà de sa fonction première de réactiver un processus de minéralisation à partir des résidus de récolte, l’intervention avec un tel outil peut avoir d’autres portées, comme la destruction de pontes de limaces, la gestion des adventices par l’effet faux-semis ou peut être envisagée comme une préparation du sol dans une logique d’itinéraire simplifié. Autant d’effets plus ou moins intéressants en fonction des situations et des systèmes, mais pas forcément compatibles, voire totalement inverses.

14 machines dans
un même champ

“Le but de la journée était de rassembler l’ensemble des matériels et de présenter leurs avantages et inconvénients, et quelles fonctions ils peuvent remplir.” Dans la parcelle, 14 outils ont ainsi travaillé. “Nous avons observé l’action des vibros, que tout le monde connaît, des déchaumeurs à disques, bien adaptés pour des interventions de faux-semis et des engins à dents, qui travaillent avec plus de profondeur, intéressants contre les limaces”, liste le conseiller de la Chambre. “Nous avons aussi vu une bêche roulante. Moins connu dans la région, “c’est un matériel adapté pour la préparation du lit de semences pour un travail en direct et nous avons vu que pour un déchaumage avec peu de résidus comme ici, ça passe.”

Alimenter la réflexion

Le président de la Cuma, Luc Pelé, le complète : “avec cette démonstration, nous avons vu qu’il y a des outils qui ne sont pas adaptés au déchaumage.” Malgré tout, “la tentation d’avoir de la polyvalence”, reste un élément à prendre en compte. Pour les adhérents de la Cuma des Quatre saisons, en réflexion sur le renouvellement de son matériel, la journée aura donc eu le mérite de montrer, sur le terrain, le panel des résultats possibles, et donc d’apporter les éléments concrets pour alimenter la réflexion qui devra aboutir au bon compromis dans le choix de leur prochain déchaumeur. Désormais, place au débat pour finaliser l’achat.

 

Ronan Lombard

 

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