Chambre d'agriculture
Une nouvelle équipe pour 6 ans
Un président réélu et un bureau très largement renouvelé, à l'issue de la session d'installation de la Chambre d'agriculture de Maine-et-Loire, qui s'est tenue le 20 février à Angers.
Un président réélu et un bureau très largement renouvelé, à l'issue de la session d'installation de la Chambre d'agriculture de Maine-et-Loire, qui s'est tenue le 20 février à Angers.

Suite aux élections consulaires du mois de janvier, la Chambre d'agriculture de Maine-et-Loire a tenu sa première session, dite d'installation, jeudi 20 février, dont l'objectif principal était d'élire le président et le bureau. Denis Laizé, 41 ans, président sortant, a été confirmé pour un second mandat. "Je remercie l'ensemble de la session qui m'a renouvelé sa confiance", a commenté le responsable professionnel, producteur de semences et céréales bio à La Bohalle, et également président de la direction végétale de l'organisme consulaire. La session de la Chambre d'agriculture est composée de 34 membres, dont 33 élus et un représentant nommé pour la propriété forestière.
"La session a très largement voté le bureau construit autour de 12 personnes", se félicite Denis Laizé. Ce bureau (voir encadré ci-dessous) inclut 3 représentants non issus du collège des chefs d'exploitation. Il s'agit de Nicole de Bersacques, élue du collège des propriétaires et usufruitiers, d'Albert Richard, élu du collège des coopératives, et de Fabrice Rouzin, du collège des salariés de la production agricole. "Il est indispensable d'associer les salariés dans ce bureau, souligne le président de la Chambre d'agriculture. Ils sont une composante majeure de l'agriculture angevine".
Renouveler les générations d'exploitants et de salariés
Principalement élective, cette première session a été l'occasion également de mettre en avant trois thématiques sur lesquelles les élus souhaitent particulièrement travailler durant le mandat qui s'ouvre. La première est le renouvellement des générations, qu'il s'agisse des exploitants comme des salariés. Un enjeu central, a souligné Denis Laizé, qui souhaite le maintien de la diversité agricole (et notamment de l'élevage) qui caractérise le département : "ce que l'on ne veut pas, c'est la céréalisation, car elle ne fixe par la valeur ajoutée sur le territoire". La volonté d'installer est réaffirmée par l'équipe d'élus. Mais pas à n'importe quelle condition : "il ne s'agit pas d'installer à tout prix, car le métier s'est complexifié. Il n'y a pas de modèle idéal, pas de profil d'entreprises plus fragile ou plus sécure que d'autres", souligne-t-il, insistant sur la nécessité de bien préparer les installations et les transmissions en amont. "Il faut 1 an à 1 an 1/2 pour construire un dossier d'installation", complète Alain Denieulle, vice-président de la Chambre d'agriculture.
Autre dossier prioritaire pour la nouvelle équipe, celui de la "simplification administrative et de la cohérence sociétale". "Une vraie complexité alourdit notre travail au quotidien. Il faut des règles, mais aujourd'hui, on n'arrive pas à trouver des règles qui assurent un équilibre entre environnement et production. Souvent, la production recule et c'est l'importation qui gagne, déplore Denis Laizé. Ce que l'on souhaite avant tout, c'est de trouver un modèle durable, et éviter que l'agriculture vive ce qu'a vécu l'industrie".
Dernier thème mis en exergue lors de cette première session, celui de l'adaptation au changement climatique, qui inclut, non seulement les épisodes de sécheresse, mais aussi, comme on le constate cette année, les épisodes d'excès d'eau. "Tout est fait aujourd'hui pour empêcher le stockage d'eau", dénonce Denis Laizé.
Enfin ce mandat sera celui du renouvellement du Projet agricole départemental, qui portera des objectifs encore plus ambitieux que la version de 2006, en matière d'installation.