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Irrigation : l’Authion maintenu en alerte

Le préfet a entendu les arguments des irrigants et entreprises du végétal.

Lundi, le préfet René Bidal a découvert l’exploitation de Céline et Jérôme Leblanc, à Saint-Mathurin-sur-Loire. "Ici, l’eau c’est un droit à produire vital. Sans eau, pas de contrat", explique Jérôme Leblanc au préfet et à la DDT.
Lundi, le préfet René Bidal a découvert l’exploitation de Céline et Jérôme Leblanc, à Saint-Mathurin-sur-Loire. "Ici, l’eau c’est un droit à produire vital. Sans eau, pas de contrat", explique Jérôme Leblanc au préfet et à la DDT.
© AA

A l'issue de la visite du préfet lundi sur une exploitation à St-Mathurin-sur-Loire, l'option privilégiée par l'administration, au regard du débit de la Loire, était de placer le bassin de l'Authion en alerte renforcée pour les eaux superficielles réalimentées. En clair : arrêt de l'irrigation, sauf pour les situations dérogatoires (sous serre, bassinage des semis, jeunes plants, goutte-à-goutte et micro-aspersion, rosiers, tabac). En pleine période de floraison des maïs semences, et alors que les besoins pour le maraîchage et les semences potagères sont à leur maximum, cela aurait été très lourd de conséquences pour les exploitations et les entreprises du végétal.

Des irrigants très inquiets
Mardi, chez les irrigants de l'Authion réunis à l'initiative de la Chambre d'agriculture, l'inquiétude était palpable. Conscients que la situation hydrologique est exceptionnelle, les irrigants ne peuvent, cependant, pas admettre de mettre en péril leur exploitation alors que leurs prélèvements cumulés représentent moins de 2 % du débit de la Loire.

Le préfet à l'écoute
Une nouvelle rencontre a alors été organisée en préfecture, mercredi 17 juillet, par la
FDSEA, les JA, la Chambre d'agriculture avec plusieurs organisations économiques de la Vallée. Chaque filière a pu exposer les enjeux économiques et les conséquences en termes d'emplois. Le préfet a donc décidé de maintenir le bassin en "alerte", c'est-à-dire l'interdiction d'irriguer est maintenue de 10 h à 20 h pour ceux qui prélèvent dans le réseau réalimenté (sauf Lathan). Une concession a été faite avec une nuit d'interdiction d'arrosage supplémentaire, dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21 juillet. Les cultures sensibles, techniques économes (goutte-à-goutte et micro-aspersion), et prélèvements dans les puits, forages, retenues collinaires et à partir du Lathan ne sont pas concernés par ces restrictions.
Des contrôles seront effectués par la police de l'eau pour s'assurer du respect de ces restrictions. Un communiqué de la préfecture indique « qu'un réexamen de la situation sera fait à jour fixe toutes les semaines et, le 1er août, le préfet réunira à nouveau le Comité de l'eau afin d'évoquer la suite de la saison et les modalités d'un passage au niveau alerte renforcée avec l'examen de dérogations possibles ».


Des perspectives sombres
La situation reste en tension sur plusieurs bassins du département. La météo prévoit un temps sec et très chaud, et les débits des cours d'eau poursuivent leur baisse. Un nouvel arrêté étiage doit paraître, aujourd'hui, vendredi 19 juillet. Il sera notamment disponible sur le site de la Chambre d'agriculture et celui de la préfecture.

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